Editos

Le blog de Pierre Auguste

Calendrier blafard

Calendrier blafard

 

Nous l'avons déjà oublié. C'est en 1966 que Jacques Dutronc a été appelé à exprimer le sentiment de solitude ressenti par l'individu confronté à la diversité démographique et ethnique du monde.

Souvenez-vous : « Sept cents millions de Chinois. Et moi et moi ! »

En examinant les seuls chiffres de la Chine, toujours disposée à ajouter des milliards aux milliards, il n'est pas nécessaire d'actualiser tous les chiffres mondiaux, pour se convaincre que notre univers a subi de formidables mutations.

La mondialisation du commerce, l'ouverture des frontières, la libre circulation des marchandises, des capitaux et des hommes prônés par des idéologues finissent par créer des problèmes enchevêtrés que personne ne sait résoudre.

L'intolérance atteint chaque jour des sommets qui rappellent les pires guerres de religion.

Toute proposition trouve sur son chemin des opposants résolus.

Toutes coutumes similaires, comme les fêtes saisonnières, suffisent à entretenir les pires querelles par la simple évocation de leur nom.

Le joyeux Noël Blanc ne sera bientôt que ce qu'il fut : un élément du calendrier du blafard solstice d'hiver.

 

Pierre Auguste

Le 25 décembre 2020

 

 

Le temps de l'hibernation

 

 

L'humanité est fatiguée. Elle est dépassée par ses œuvres et par ses pompes.

Et comme si cela ne suffisait pas, les dieux du soleil levant, qui pourtant veillent à tout et ont la tête près du bonnet, ont laissé filer sur la route de la soie, une cruelle et vorace créature virale.

Cela rappelle l'épisode de la bête du Gévaudan qui, jadis, effraya tant mes ancêtres. Elle occupa longtemps les soldats du roi et nous semble aujourd'hui n'avoir été qu'un animalcule sans grand appétit.

Le principe démocratique nous impose aujourd'hui de ne rien décider et ne rien entreprendre sans consultation préalable des représentants plus ou moins institutionnalisés et légitimes du peuple souverain qui s'avance. Chacun à son pas.

Suivant en cela son péché mignon, la bureaucratie prend son temps pour prendre le dessus afin de tenter de ne mécontenter personne. Il en sort presque toujours un mécontentement général ; des solutions partielles et brouillonnes.

Le confinement est variable dans l'espace, dans le temps, selon des considérations professionnelles et sociale

À l'approche de Noël germa l'idée d'instaurer une « trëve des confineurs ».

La richesse du vocabulaire fait la grandeur de la République. Et la gloire des politiciens.

 

Pierre Auguste

Le 16 décembre 2020

 

 

 

 

 

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Ils sont tous devenus fous.

Ils sont tous devenus fous.

 

Il faut aujourd'hui être sourd et aveugle pour ne pas admettre que l'humanité se plaît à vivre dans le tumulte, le bruit et la fureur. On vous objectera que le phénomène n'est pas nouveau et que le mal sera incurable tant que nous n'aurons pas, comme Érasme il y a cinq siècles, contre la déraison, lancé les forces de l'ironie.

Attention Danger ! La relativité est passée par là et les rapports de force ont changé. Gardez-vous bien de ne pas rajouter au mal de la phobie du parler vrai et ne pas trop agiter de nos jours l'épouvantail des argumentations du second degré. Le premier degré nous dépasse déjà un peu. Le texte d'Érasme eut de tous temps un grand succès mérité.

Cela lui valut de nombreuses éditions, des traductions en toutes langues, des adaptations de la syntaxe et du vocabulaire qui appellent à la circonspection quiconque veut se risquer à faire des exégèses, des extraits ou même de simples citations . Les puristes ne se fient qu'au texte original qui fut écrit en latin.

En nos temps de velléité d'éradication du cheval-vapeur, de la réforme de l'enseignement, et de nos jacqueries, les contradicteurs ont repris l'habitude de monter prestement sur leurs grands chevaux. Aux syndicats sont venus s'ajouter de véritables escadrons temporaires de cavalerie lourde ou légère, sans statuts, sans autre foi ni lois que celles qu'ils s'octroient eux-mêmes. De nos jours on ne s'étonne plus de rien. Ne voyons-nous pas se reconstituer sous nos yeux de véritable Escadrons d'Amazones partir en guerre pour féminiser l'univers en commençant par la syntaxe ?

Les dieux de l'olympe n'ont qu'à bien se tenir. Par la barbichette.

 

Pierre Auguste

Le 9 décembre 2020

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

division d

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Matérialité du Virus

Matérialité du Virus

 

On veut confiner les anciens comme des fromages dans des caves obscures. Il s'agit sans doute de les affiner encore un peu avant de les donner à déguster par la vermine nécrophage qui, dit-on, a bon appétit.

 Je suis aussi d'un âge avancé. Contrairement aux jeunes gens dégourdis, je ne suis pas pressé de participer à la fête. Pour sauver l'humanité, je ne sors jamais sans les attributs de mon statut nouveau, ce dont personne ne semble se soucier, ni vouloir me féliciter.

 Que voudriez-vous que je fasse, seul sur mon étagère ? Eh bien, je gamberge.

 Je ne veux donner de leçons à personne. Mais je donnerai du fil à tordre à ceux qui se préoccupent plus de ma fin que de mes moyens de survivre. Je poserai des questions auxquelles je ne sais pas répondre. Conformément à mes habitudes, cela me donnera le plaisir de taquiner encore un peu ceux qui ont réponse à tout et peu d'initiatives durables ;

 Si le dieu de l'expérience existe, les décideurs sachant décider doivent commencer à comprendre que ce n'est pas pour leur donner du bon temps que les électeurs ont mis dans les têtes en cette vallée de larmes qu'est la politique.

 Que ces amis qui me veulent du bien se consolent et sèchent leurs pleurs. Ils doivent d'abord compter sur eux-mêmes pour consolider leur politique.

 Dans les ténèbres de leur « pédagogie » je n'ai pas su distinguer la différence qu'ils font entre une bactérie qui serait un être vivant et un virus qui ne serait que matière fugace dotée d'une vie variable.

 

Le rationaliste que j'essaie d'être, se perd un peu dans la nomenclature des êtres que tant de savants ont mis tant de temps à observer à décrire et à classer au cours des âges.

 N'en déplaise aux spécialistes, je crois y déceler les conséquence de l'extrême division du travail et du savoir perceptible par la pléthore d'experts cités à comparaître sur les « Plateaux de télévision » plus pour juger les savants que pour exposer leurs connaissances.

 Place au jeu difficile de trouver le plateau du haut duquel on parlera le mieux des soPlus sérieusement, il paraît dommage que les spécialistes consacrent de grands efforts à des secteurs trop étroits pour embrasser tout le champ utile de chaque virus.

 Pour exprimer ce doute je ferai remarquer qu'il existe des similitudes entre les substances constitutives des virus et des corps de matières bien connus des physiciens.

 Notamment, la thermodynamique a produit depuis longtemps un important corps de savoir nommé « Théorie Cinétique des Gaz ». Cette discipline décrit et quantifie les effets de la chaleur sur les gaz et pourrait sans doute éclairer certains comportements des virus qui sont sans doute constitués de matières ayant des propriétés variables apparentées à celles de nombreuses autres matières.

 On sait notamment que la chaleur induit une agitation des gaz, provoque des collisions entre les molécules dont on sait déterminer le « libre parcours moyen ».

On sait qu'un apport de chaleur produit d'abord une augmentation proportionnelle et linéaire de l'énergie mise en œuvre.

 On sait qu'au-delà de certains seuils d'apport énergétique, les molécules se mettent à tourner, puis à vibrer, puis à se dissocier.

 Les gaz ont leurs « complexions. » Pourquoi les virus, les savants et les confinés n'auraient-ils pas le droit d'avoir les leurs ?

 

 Pierre Auguste

Le 2 décembre, 2020

 

 

 

Division du travail et multiplication de l'emploi

Division du travail et multiplication de l'emploi 

 

Les candidats aux responsabilités sont toujours tentés par les rêves des démons. Et par les démons du rêve.

Après bien des tâtonnements durant lesquels chacun fait le contraire de qu'il a promis, les dieux de la gouvernance en viennent à imposer quelques impératifs des réalités.

C'est ainsi qu'avec l'avènement de l'ère, dite moderne, deux pratiques contradictoires ont longtemps régi la répartition du travail et des emplois. Par la division du travail et la spécialisation la société espérait promouvoir la prospérité économique, le progrès des techniques, la paix sociale. Elle y parvenait dans une assez large mesure grâce au développement de la société et à l'éveil des intelligences par l'instruction

Le libre jeu de la compétition, de l'émulation de la sélection, de la responsabilité, ont longtemps été les moteurs de l'acquisition de l'élévation des qualification, des progrès scientifiques et techniques, des niveaux culturels.

Certes, il y avait alors, ici ou là, quelque contestation et même quelque révolution rétrograde. Bon an mal an, le vaisseau social tenait la mer malgré le scorbut dont on finit par trouver la cause et malgré les naufrageurs, qu'aujourd'hui comme hier, ils veulent considérer comme des mythes.

La France se flatte d'être un pays ouvert à l'immigration. Les bonnes âmes veulent y voir une source de richesse. Le réalisme commande certes de considérer que de larges parts des nouveaux venus ont su s'intégrer par une réussite professionnelle, économique, sociale, citoyenne.

Il est toutefois impératif de ne pas amalgamer avec ces réussites les échecs patents que nous devons à notre inaptitude à assumer nos obligations. Plus que jamais, il faut aussi combattre sans faiblesse toute volonté de nouveaux citoyens de s'opposer à tout enseignement, à toute culture, à toutes lois qui n'ont pas l'heur de plaire aux leaders d'opinions qui entendent subordonner les lois de la Républiques à des considérations religieuses.

Le fractionnement du savoir et des savoir-faire est une grande tâche qui se situe au carrefour des métiers et des enseignements. Les spécificités et les spécialisations nécessitent à la fois une certaine stabilité pour assurer de bonnes transmissions intergénérationnelles de la connaissance. Mais elle requiert aussi une évolutivité certaine car la connaissance est un univers en expansion continue.

Ce ne sont pas les péripéties que nous vivons sur le virus, qui épouvante le monde et épuise le personnel soignant, qui nous feront changer d'avis.

Et pour corser les difficultés il faut compter avec les aptitudes, les appétences, les engouements de l' « oisive jeunesse à tout asservie » .

Chacun connaît cet aphorisme selon lequel « la spécialisation consiste à savoir de plus en plus de choses dans un domaine toujours plus petit si bien qu'on finit par tout savoir sur rien. »

Mais nos plus belles écoles généralistes ont la charge de produire nos plus belles têtes généralistes. Elles apprennent de moins en moins de choses dans des domaines de plus en plus vastes si bien qu'on y finit par ne rien savoir sur tout. Et le juste milieu est toujours ailleurs.

 

Pierre Auguste

Le 25 novembre 2020

 

 

 

 

 

 

 

 

Confinement. Les frustrés comptez-vous

 

 

Depuis des temps immémoriaux, l'être humain est parfois soumis à diverses formes de confinement.

Le froid, le chaud, le sec, l'humidité, l'insalubrité, la maladie, le condamnent à garder la caverne ou la chambre.

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Virus couronnés. Découronnement des rois

 

Dans un propos du premier juillet 1910, le professeur Alain a décrit avec sévérité ce qu'il nommait « l'enseignement monarchique qui a pour objet de séparer ceux qui sauront et gouverneront de ceux qui ignoreront et obéiront. »

Selon Alain, qui fut en son temps le théoricien, du radicalisme, « Cet écrasement des faibles exprime tout un système politique dans lequel nous sommes empêtrés ».

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