Economie

Électricité Substitut du Pétrole Propulsif.

1 Diversité des besoins à satisfaire.

 

Les discours « énergétiques »m'ont remis en mémoire un vénérable manuel de physique qui a armé mon intellect devenu aujourd'hui quasi nonagénaire

 Chacun des chapitres y était précédé par un aphorisme philosophique. Je me souviens notamment de cette forte phrase selon laquelle  « l'énergie est une entité physique, c'est aussi une qualité morale. »

 Ainsi s'établissait, arche après arche, un pont entre la diversité des choses de la vie et l'une des plus dures sciences qui soit.

Les tenants et les aspirants du pouvoir d'aujourd'hui semblent souvent être étrangers tant à l'une qu'aux autres.

 En notre monde, la division du travail a fait oublier les vertus de « l'honnête homme » qui ne se laissait pas enfermer dans une spécialité et cultivait l'excellence éclectique.

 L'idée d'utiliser l'électricité pour mouvoir un véhicule n'est pas nouvelle. Certes la première voiture automobile utilisait la vapeur , mais le moteur électrique a nettement précédé le moteur thermique en s'alimentant avec des sous-produits du pétrole.

 Le génial cycle de Beau de Rochas (1815-1893) a ouvert durablement la possibilité» d'approvisionner, stocker distribuer embarquer commodément des produits moins pondéreux que le charbon et plus fortement énergétiques. Le génial triumvirat du vilebrequin, de la bielle et du piston a eu le mérite de réaliser un rendement proche de l'optimum obtenu par une combustion à volume constant en diminuant la masse des imbrûlés. En quelque sorte le piston attend la combustion au point mort haut avant de se mettre en vitesse.

 Le chemin de fer et la vapeur ont permis d'attendre l'adaptation du réseau routier et les développements des techniques nécessaires pour maîtriser la vitesse et la trajectoires des véhicules.

 Les nombreuses tentatives pour développer des substituts de l'énergie carbonée trouvent des limites dans la lourdeur de leur mis en œuvre, la difficulté d'insertion dans un réseau fiable et de complexité croissante, leurs dangers spécifiques et ...leur teneur en carbone !. Ces limites sont peu pressenties par les jeunes générations qui n'ont pas connu les joies du gazogène durant la deuxième guerre mondiale.

 Les grands mobiles nécessiteront encore de développer de nombreuses nouvelles techniques avant de quitter en masse les rails qui assujettissent les trajectoires des trains et les voies aériennes qui assujettissent les aéronefs et régissent leurs mouvements dans la troisième dimension.

 Ce sont encore les progrès techniques, notamment l'augmentation des capacités de stockage de l'électricité par les batteries, et l'adaptation des infrastructures, qui permettront l'essor de la voiture électrique.

 Et ce sont aussi les laborieux progrès des automatismes et de l'intelligence artificielle qui autoriseront de généraliser les véhicules autonomes qui ne sauraient évacuer totalement l'homme de la chaîne de pilotage et de l'exercice de la responsabilité juridique individuelle des mouvements.

 Les mérites de la thermodynamique et les difficultés à surmonter pour généraliser la propulsion électrique sont inconnus des purs esprits qui sont plus enclins à déboulonner qu'à « boulonner » ! Il leur reste à comprendre et admettre que le substitut du pétrole le plus sûr pour constituer le noyau dur d'un réseau électrique, évolutif, stable et fiable, c'est l'énergie d'origine nucléaire.

 Les amoureux transis de la transition énergétique, ont juré de l'éradiquer.

L'improvisation technique est l'apanage de la gouvernance « postmoderne ». Le conservatisme humain est encore tenace et ne saurait se passer des besogneux.

 Malgré la complexité, le coût, et la lourdeur de la maintenance de la propulsion hybride, quelle soit ou non rechargeable, le pétrole et le cycle à quatre temps ont encore de beaux jours devant eux.

 Pierre Auguste

Le 14 octobre 2020

 

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